La recherche au collégial, c’est du sérieux?

acfasDe retour du 82e Congrès de l’Acfas où se tenait le colloque de l’ARCLa culture de la recherche collégiale, je me suis dit qu’afin de contribuerà faire connaître le sérieux de la recherche et des chercheurs du milieu collégial, valait mieux m’y mettre dès maintenant, car il y a du travail sur la planche. C’est du moins l’un des constats qui est ressorti de la deuxième partie de la table ronde de l’ARC dont le thème était : le développement de la culture de la recherche collégiale, tributaire des apports individuels et collectifs.

Bien que la recherche collégiale remonte à la mise sur pied des cégeps, peu d’entre nous connaissent ce qui se fait comme recherche dans notre établissement d’enseignement et encore moins dans les autres. Pourtant, la recherche collégiale est fleurissante et connait son lot de réussites notamment dans les CCTT (centres collégiaux de transfert de technologie) qui sont au nombre de 46 dans la province¹.

La recherche collégiale n’est toutefois pas que l’affaire des CCTT. Plusieurs chercheurs, issus du milieu collégial, s’engagent, corps et âme, dans la recherche sans toujours avoir l’appui ou le soutien dont bénéficient leurs collègues des CCTT. Malgré tout, ces chercheurs contribuent au développement de la recherche collégiale et leur travail mérite d’être souligné et encouragé. Peu importe le type de recherche, appliquée, fondamentale ou en partenariat, cette dernière doit faire l’objet d’une attention particulière puisqu’elle permet l’engagement du personnel enseignant, l’actualisation de nos expertises, la persévérance scolaire et l’engagement vers la réussite tout en encourageant l’esprit critique des enseignants et étudiants. À cette liste, ajoutons que la recherche contribue au développement social et économique des régions dans lesquelles sont situés les collèges.

Pour les collèges, l’appuie à la recherche, sous toutes ses formes et appellations, permet de tisser des liens avec de nombreuses institutions, établissements d’éducation et entreprises ce qui favorise la mise à jour des savoirs et contribue au rayonnement du milieu collégial.

Malgré toutes les retombées positives, la quantité et la qualité de la recherche collégiale, cette dernière est trop peu connue et peu diffusée. Je profite donc de cette tribune pour présenter le travail de recherche de M François Berthium, enseignant au collège de Bois-de-Boulogne, donc le travail a été présenté au 82e Congrès de l’Acfas.

 Relation entre le degré de confiance de l’individu dans l’exactitude de son souvenir et le nombre de faux souvenirs

Un faux souvenir est le fait de repêcher en mémoire une information autre que celle qui a été acquise.

« Le lendemain de votre randonnée, vous vous rappeliez que c’est votre ami qui, le premier, a aperçu l’ours. Mais deux ans plus tard, vous vous rappelez que c’est vous. »

Les différences interindividuelles dans la production de faux souvenirs sont peu étudiées. Les individus ayant tendance à avoir de faux souvenirs sont-ils des individus qui ont plus confiance dans l’exactitude de leur souvenir? Vingt-sept cégépiens doivent essayer de mémoriser 15 mots qui leur sont successivement présentés, puis ils doivent indiquer, pour chacun des 46 mots qui leur sont ensuite présentés, si le mot faisait partie de la liste des mots à mémoriser et quel est leur degré de confiance (50 % à 100 %) dans leur réponse. Un participant produit un faux souvenir chaque fois qu’il indique qu’un mot ne faisant pas partie de la liste des mots à mémoriser en faisait partie. L’analyse montre que plus un étudiant produit de faux souvenirs, moins il a confiance en l’exactitude de ses réponses. Il semble donc que les différences interindividuelles dans la production des faux souvenirs ne doivent pas être mises sur le compte d’une propension à la conviction chez les individus qui ont tendance à produire de  faux souvenirs².

M Berthiaume n’est pas le seul chercheur au collège de Bois-de-Boulogne, je me promets donc de travailler à la diffusion et la reconnaissance du travail de recherche effectué au sein de mon collège. Je vous invite donc à me faire part de vos suggestions sur les moyens de diffusion qui permettraient de mieux connaître les recherches et les chercheurs dans nos établissements d’enseignement. De mon côté, je pars à la découverte des chercheurs de mon collège.

À bientôt!

¹La recherche se vit aussi au collégial | Le Devoir |10 mai 2014 |Sarah Poulin-Chartrand |

²Programme |82e Congrès de l’Acfas

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