La maker culture ou apprendre en bidouillant

Pouvez-vous faire un lien entre un hackathon, les vidéos étudiantes, la prolifération et la démocratisation des imprimantes 3D, les nouveaux espaces d’expérimentations en bibliothèque et la participation à un wiki (comme Wikipédia par exemple) ? Hé bien !  Ils font tous partie d’un courant de plus en plus populaire qu’il convient d’appeler la « maker culture ». C’est une tendance à utiliser des outils numériques -ou non- pour apprendre par le biais de la fabrication ou la réalisation de projets concrets.

Dans le NMC Horizon report 2014 for higher education, ce rapport annuel présentant les grandes tendances en ce qui a trait à l’adoption de technologies émergentes en éducation, on y indique que l’impression en 3D est une de ces technologies qui risque de faire fureur dans les prochaines années.  Cette technologie est de plus en plus disponible et de moins en moins coûteuse.
3D printerL’imprimante 3D est de plus, très souvent associée aux ateliers du type FabLab ou Maker Lab, des endroits où l’on démocratise le savoir, le savoir-faire et la technologie, de véritables fourmilières de hackers.  Oh ! Ce mot vous cause une petite réaction épidermique ?   Détrompez-vous, les hackers ne sont pas des pirates informatiques comme le veut la croyance populaire.  Le grand dictionnaire terminologique, Wikipédia et plusieurs autres ouvrages définissent le hacker comme « quelqu’un qui hack », ou « qui construit un hack ».  Ce terme qui a fait son apparition vers la toute fin des années 50 dans le jargon techno du Tech Model Railroad Club (TMRC), une association d’étudiants du Massachusetts Institute of Technology (ou MIT), désigne une personne qui se délecte de la compréhension approfondie du fonctionnement interne d’un système, en particulier celui des ordinateurs et des réseaux informatiques. Cette définition fait écho à celle utilisée par les radios amateurs depuis la fin des années 50 pour qui le hacking est un bricolage habile et créatif visant à améliorer le fonctionnement d’un système. Notez que ce sont des hackers qui sont à l’origine d’internet !  Mais les médias grand public utilisent à tort le terme hacker pour désigner des gens opérant l’informatique de façon illégale ou non éthique, on les confond même parfois avec les script kiddies, cyberdélinquants à la recherche de cibles faciles ne demandant pas de connaissance particulière en informatique.  (La Délégation générale à la langue française et aux langues de France préconise l’emploi du terme « fouineur » alors que le grand dictionnaire terminologique de la langue française favorise le terme bidouilleur, plus proche du sens initial, malgré que ce terme apporte un sens péjoratif, allant à l’encontre de l’excellence présumée du hacker.

Ceci dit, faire partie d’une communauté de pratique dynamique, devenir hacker, faites l’acquisition de savoirs et de savoirs-faire tout en bidouillant sur des projets variés et allier l’utile et l’agréable.  C’est pas intéressant ça !?!  C’est ce que pourrait vous offrir un FabLab boulonnais !

 

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